BELGRADE (Reuters) - La justice serbe a condamné mardi à des peines allant de cinq à 35 ans de prison les responsables de la mort du supporter de football toulousain Brice Taton en septembre 2009 à Belgrade.
Brice Taton, 28 ans, avait été frappé à coups de barres de fer et de battes de baseball par des supporters du Partizan Belgrade en marge d'un match d'Europa League dans la capitale serbe. Il était mort de ses blessures douze jours plus tard.
Deux des agresseurs toujours en fuite, Djordje Prelic et Dejan Puzigana, ont été condamnés par contumace respectivement à 35 et 32 ans de prison. Deux autres personnes considérées comme les meneurs du groupe, Ivan Grkovic et Ljubomir Markovic, ont écopé d'une peine de trente ans.
Cinq autres prévenus ont été condamnés à 14 ans chacun et cinq autres à des peines allant de cinq à 12 ans.
Les accusés risquaient jusqu'à 40 ans de prison, la peine maximale prévue par la loi serbe.
L'avocat de la famille Taton, Slobodan Ruzic, qui a été présent pendant les neuf mois du procès, a déclaré que les parents de la victime se satisfaisaient du verdict.
"Les parents soulignent que la sanction est en rapport avec le crime et nous espérons que tout appel sera rejeté par le tribunal", a-t-il dit.
"On n'aurait jamais dû en arriver là. Les autorités serbes sont également responsables, qui n'ont pas su agir plus tôt contre cette violence", a ajouté l'avocat.
MONTÉE DE LA VIOLENCE
D'importantes forces de police avaient été déployées devant le palais de justice de Belgrade où s'étaient rassemblés des dizaines de supporters du Partizan et des membres des familles des accusés.
Depuis une dizaine d'années, le football serbe est confronté à une montée de la violence provoquée par le chômage élevé qui frappe les jeunes, les conflits politiques nés de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie et les difficultés économiques.
Par le passé, de nombreux auteurs d'actes de violence n'ont subi que des peines légères. Pour l'un des avocats de la défense, les condamnés du procès Taton ont payé pour l'exemple.
"Je peux affirmer, la conscience claire, que la politique a pris le dessus aujourd'hui sur la justice et l'a éjectée par la fenêtre. Ce verdict est rien moins que scandaleux", a déclare Me Svetozar Vujacic.
"Mais nous nous y attendions, car ce procès a fait l'objet de fortes pressions politiques, le gouvernement voulant juguler la violence dans le football. Nous faisons donc preuve de compréhension à l'égard de l'institution judiciaire", a-t-il ajouté.
Pascal Liétout pour le service français, édité par Gilles Trequesser
Brice Taton, 28 ans, avait été frappé à coups de barres de fer et de battes de baseball par des supporters du Partizan Belgrade en marge d'un match d'Europa League dans la capitale serbe. Il était mort de ses blessures douze jours plus tard.
Deux des agresseurs toujours en fuite, Djordje Prelic et Dejan Puzigana, ont été condamnés par contumace respectivement à 35 et 32 ans de prison. Deux autres personnes considérées comme les meneurs du groupe, Ivan Grkovic et Ljubomir Markovic, ont écopé d'une peine de trente ans.
Cinq autres prévenus ont été condamnés à 14 ans chacun et cinq autres à des peines allant de cinq à 12 ans.
Les accusés risquaient jusqu'à 40 ans de prison, la peine maximale prévue par la loi serbe.
L'avocat de la famille Taton, Slobodan Ruzic, qui a été présent pendant les neuf mois du procès, a déclaré que les parents de la victime se satisfaisaient du verdict.
"Les parents soulignent que la sanction est en rapport avec le crime et nous espérons que tout appel sera rejeté par le tribunal", a-t-il dit.
"On n'aurait jamais dû en arriver là. Les autorités serbes sont également responsables, qui n'ont pas su agir plus tôt contre cette violence", a ajouté l'avocat.
MONTÉE DE LA VIOLENCE
D'importantes forces de police avaient été déployées devant le palais de justice de Belgrade où s'étaient rassemblés des dizaines de supporters du Partizan et des membres des familles des accusés.
Depuis une dizaine d'années, le football serbe est confronté à une montée de la violence provoquée par le chômage élevé qui frappe les jeunes, les conflits politiques nés de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie et les difficultés économiques.
Par le passé, de nombreux auteurs d'actes de violence n'ont subi que des peines légères. Pour l'un des avocats de la défense, les condamnés du procès Taton ont payé pour l'exemple.
"Je peux affirmer, la conscience claire, que la politique a pris le dessus aujourd'hui sur la justice et l'a éjectée par la fenêtre. Ce verdict est rien moins que scandaleux", a déclare Me Svetozar Vujacic.
"Mais nous nous y attendions, car ce procès a fait l'objet de fortes pressions politiques, le gouvernement voulant juguler la violence dans le football. Nous faisons donc preuve de compréhension à l'égard de l'institution judiciaire", a-t-il ajouté.
Pascal Liétout pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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