LILLE (Reuters) - La suprématie régionale, enjeu traditionnel des derbies du Nord entre Lille et Lens, passera samedi au second plan, tant est différente la situation sportive des deux clubs.
"Le derby ? Quel derby ?" À Lille, qui reçoit pour le compte de la 21e journée de Ligue 1, comme à Lens, qui effectuera les 40 km séparant les deux villes, l'heure est à la défense de ses propres intérêts sportifs.
Les Lillois, leaders du championnat avec quatre points d'avance sur le PSG, Rennes et Lyon, se moquent de savoir quel sera l'adversaire d'un soir. La priorité est ailleurs: enchaîner les victoires pour rêver au minimum de podium.
Les Lensois, empêtrés dans le bas du classement de Ligue 1, un point au-dessus du premier relégable, Caen, ne pensent, eux, qu'à sauver leur tête et renouveler leur bail dans l'élite.
"Que ce soit Lille, Brest ou Nancy, l'objectif est le même: prendre le maximum de points (...) L'histoire, les derbys, le passé, ça ne m'intéresse pas, je vis dans le présent et le présent c'est prendre des points et se sauver", dit Gervais Martel, le président lensois.
Les Lensois ne revendiquent plus le titre de meilleure équipe de la région, même s'ils aiment rappeler que le dernier titre du Racing remonte à 1998 alors que celui du LOSC date de 1954.
Gervais Martel reconnaît que par rapport à son voisin lillois, Lens "a pris du retard dans le domaine de la formation dans lequel excelle le LOSC depuis quelques années."
PAS DANS LA MÊME COUR
Les Lensois font profil bas mais, rassurés par la récente victoire face à Caen et la réaction du groupe depuis l'arrivée de l'entraîneur Laszlo Bölöni, savent que tout point pris à Lille serait du bonus.
"On ne joue pas dans la même cour mais on n'ira pas là-bas petits bras", souligne le capitaine Adil Hermach.
Coté lillois, le discours est également centré sur le sportif et l'envie de poursuivre la série en cours. Lille vient d'enchaîner quatre victoires consécutives (coupe et championnat) et reste sur trois rencontres sans encaisser de but. La dernière défaite en championnat remonte à octobre, contre Marseille.
"On a la chance de recevoir quand nos concurrents directs se déplacent. Il faut se concentrer sur notre match, ne penser qu'à la victoire", estime Yohan Cabaye.
Rudi Garcia, l'entraîneur lillois, retient les dernières sorties de son équipe dont il veut s'inspirer face à Lens.
"Devant Nice ou Nancy, nous avons été capables de répondre à des équipes évoluant avec un bloc très bas et cherchant à pratiquer un jeu en contre. Servons-nous de ces exemples en nous disant que nous avons les moyens de contourner ce genre de stratégie", dit-il.
Lens sera privé de l'international malien Samba Sow, suspendu. Lille est au complet, sans blessé ni suspendu. Le Danois Emil Lyng ne sera pas dans le groupe dans lequel il apparaissait sur le banc. Il vient d'être prêté jusqu'à la fin de la saison au club danois de Nordsjaelland.
Préoccupations comptables ou pas, la rencontre reste un évènement pour le public de la région: le match se jouera, comme tous les derbies du Nord, à guichets fermés.
"Le derby ? Quel derby ?" À Lille, qui reçoit pour le compte de la 21e journée de Ligue 1, comme à Lens, qui effectuera les 40 km séparant les deux villes, l'heure est à la défense de ses propres intérêts sportifs.
Les Lillois, leaders du championnat avec quatre points d'avance sur le PSG, Rennes et Lyon, se moquent de savoir quel sera l'adversaire d'un soir. La priorité est ailleurs: enchaîner les victoires pour rêver au minimum de podium.
Les Lensois, empêtrés dans le bas du classement de Ligue 1, un point au-dessus du premier relégable, Caen, ne pensent, eux, qu'à sauver leur tête et renouveler leur bail dans l'élite.
"Que ce soit Lille, Brest ou Nancy, l'objectif est le même: prendre le maximum de points (...) L'histoire, les derbys, le passé, ça ne m'intéresse pas, je vis dans le présent et le présent c'est prendre des points et se sauver", dit Gervais Martel, le président lensois.
Les Lensois ne revendiquent plus le titre de meilleure équipe de la région, même s'ils aiment rappeler que le dernier titre du Racing remonte à 1998 alors que celui du LOSC date de 1954.
Gervais Martel reconnaît que par rapport à son voisin lillois, Lens "a pris du retard dans le domaine de la formation dans lequel excelle le LOSC depuis quelques années."
PAS DANS LA MÊME COUR
Les Lensois font profil bas mais, rassurés par la récente victoire face à Caen et la réaction du groupe depuis l'arrivée de l'entraîneur Laszlo Bölöni, savent que tout point pris à Lille serait du bonus.
"On ne joue pas dans la même cour mais on n'ira pas là-bas petits bras", souligne le capitaine Adil Hermach.
Coté lillois, le discours est également centré sur le sportif et l'envie de poursuivre la série en cours. Lille vient d'enchaîner quatre victoires consécutives (coupe et championnat) et reste sur trois rencontres sans encaisser de but. La dernière défaite en championnat remonte à octobre, contre Marseille.
"On a la chance de recevoir quand nos concurrents directs se déplacent. Il faut se concentrer sur notre match, ne penser qu'à la victoire", estime Yohan Cabaye.
Rudi Garcia, l'entraîneur lillois, retient les dernières sorties de son équipe dont il veut s'inspirer face à Lens.
"Devant Nice ou Nancy, nous avons été capables de répondre à des équipes évoluant avec un bloc très bas et cherchant à pratiquer un jeu en contre. Servons-nous de ces exemples en nous disant que nous avons les moyens de contourner ce genre de stratégie", dit-il.
Lens sera privé de l'international malien Samba Sow, suspendu. Lille est au complet, sans blessé ni suspendu. Le Danois Emil Lyng ne sera pas dans le groupe dans lequel il apparaissait sur le banc. Il vient d'être prêté jusqu'à la fin de la saison au club danois de Nordsjaelland.
Préoccupations comptables ou pas, la rencontre reste un évènement pour le public de la région: le match se jouera, comme tous les derbies du Nord, à guichets fermés.
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