dimanche 23 janvier 2011

McEnroe ? J'ai encore les boules...

McEnroe ? J'ai encore les boules...Aujourd'hui, je vais vous raconter mes souvenirs de joueur à l'Open d'Australie... En 1985, c'était sur gazon. Je joue McEnroe. L'horreur... Deux à sets à un en ma faveur, tie-break. Je mène, je crois, 5-2 avec deux services à suivre... Eh ben, papa, il a fait dans le pantalon. J'ai perdu en cinq sets et je peux vous dire que j'ai encore les boules. Kooyong, tournoi du Grand Chelem, McEnroe... je les ai encore là ! J'avais 21 ans à l'époque? J'étais jeune et beau !!



C'est vrai que c'est loin mais je ne suis quand même pas un vieillard, même si les internautes le disent de temps en temps... Mais quand tu penses que cette année, j'ai fait l'exhibition à Kooyong. Je me suis retrouvé dans cet endroit où l'on a disputé un tournoi du Grand Chelem. Après, je me retrouve ici, il y a comme un décalage horaire. Ça n'a plus rien à voir. D'ailleurs, avec Pat Cash, on y avait rejoué. Ce n'est pas du tout le gazon que l'on voit à Wimbledon. Ça ne rebondit pas. On est obligé de prendre la truelle pour retourner. C'est là qu'on se rend compte que tous les tournois du Grand Chelem ont évolué et que nous... on vieillit.



En 1988, j'ai affronté un Australien que j'ai recroisé il y a deux ou trois jours, qui s'appelait Peter Doohan. Pas le pilote moto, ni même son frère ! Il jouait de façon incroyable, avec une raquette en métal, avec des frappes pas très tendues, en suivant services et retours à la volée. On jouait le soir. C'était au tout début du rebound ace qui n'avait rien à voir avec la surface d'aujourd'hui. Ça collait. Dès qu'il faisait très chaud, ça devenait insupportable, à tel point que Sabatini s'était fait une entorse et qu'une joueuse s'était brûlée au troisième degré en posant son genou à terre pour refaire son lacet. C'était assez dangereux. Depuis ce jour-là, ils ont fait évoluer la surface. Et quand tu jouais le soir, comme face à moi face à Doohan, ça n'avait plus rien à voir. Ça devenait hyper rapide. J'étais donc plutôt content de le jouer dans ces conditions. J'ai fait un bon match. C'est un bon souvenir. Il y en a des moins bons, mais ce n'est pas grave.



Après la finale de la Coupe Davis 1991 à Lyon, on arrive ici à Melbourne tous en forme, hyper excités. Et là, coup de tonnerre ! Nous sommes à Sydney avec Guy (Forget), le tirage au sort tombe : Leconte-Forget au premier tour de l'Open d'Australie ! Super sympa. On a fait un match de fou sur la Rod Laver Arena. On finit je crois à 6-4 au cinquième. J'ai eu des balles de break.... Un match de fous ! On a terminé épuisés tous les deux, à tel point, qu'à la fin, on s'est assis tous les deux, on a bu un coup ensemble sur le court sous les applaudissements. Le surlendemain, Guy a pris trois petits sets contre un Suédois. Il était un peu fatigué le Guytou. Quand tu te retrouves un mois après à affronter ton pote avec qui tu as gagné la Coupe Davis, c'est un peu bizarre. C'est comme ça, c'est le tirage au sort, c'est moche

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